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Le photovoltaïque : est-ce bon pour la planète ? Imprimer Envoyer


Toute l’énergie dont nous disposons sur notre belle terre provient plus ou moins directement du soleil. Ainsi même l’énergie millénaire du pétrole ou du charbon trouve son origine dans le développement aux époques très reculées des végétations primitives concentrant par le miracle de la photosynthèse les chaines hydrocarbonées à présent enfouies dans le sous sols.

terre

Ainsi, de millénaire en millénaire, nous avons hérité de cette immense réserve d’énergies fossiles et nous l’avons utilisée pour notre développement et notre bien être. Utilisée sans modération et sans mesure; nous n’avons pas vraiment compté, il faut bien l’avouer.
Maintenant, l’humanité doit faire face SIMULTANÉMENT à deux problèmes graves en rapport avec l’activité humaine et l’énergie. C’est tout d’abord la fin programmée des énergies fossiles, et tout aussi important, le réchauffement climatique global dû à l’effet de serre.

Aucune activité humaine cependant ne serait possible sans énergie. Le progrès social et économique nécessite une certaine consommation énergétique, surtout si ce progrès doit être partagé de plus en plus par l’ensemble de la population mondiale. Le réveil de la Chine à un impact considérable sur les besoins en énergie comme on l’a vu avec l’envolée du prix du pétrole en 2008.
Il nous faut savoir créer de l’énergie, mais aussi en consommer moins (les deux sont vraiment nécessaires), tout en rejetant moins de CO2.

Voyons comment l’énergie photovoltaïque permet de répondre à ces deux difficultés planétaires.

1. Le photovoltaïque et la fin des énergies fossiles.

L’énergie électrique produite par les panneaux est évidemment renouvelable, et sans fin tant que brillera le soleil. Il ne faut pas rêver d’une électricité produite à 100% par le photovoltaïque, ou entrer dans une logique de concurrence vis-à-vis d’autre types d’énergies. Disposer de nombreuses alternatives est un avantage évident. Le photovoltaïque peut se substituer de façon substantielle à des productions consommant des énergies fossiles et rejetant quantité de CO2 : centrales au gaz par exemple… Prenons l’exemple de l’électricité nucléaire en France (500TWh par an). Pour remplacer 20% de l’électricité nucléaire consommée en France (soit produire 100Twh/an), il suffirait de 500 km² de panneaux photovoltaïques, ce qui peut sembler énorme, mais ne représente que (!) 0.09% de la surface du territoire Français.

Le panneau solaire produit beaucoup plus d’énergie qu’il n’en faut pour le fabriquer et le transporter.
Aujourd’hui, l’énergie « grise » totale d’un panneau du silicium à la pose est estimée à 3000kWh par KWc. Dans les conditions d’ensoleillement de la France (environ 1000kWh produits par par kWc), il faut seulement 3 ans pour restituer l’énergie grise (bien sur un peu plus à Lille et un peu moins à Nice). Les panneaux ont une durée de vie d’au moins 25 ans (probablement plus de 30 ans). Un panneau restitue donc entre 8 et 10 fois l’énergie nécessaire à sa fabrication. Donc, indubitablement, l’énergie photovoltaïque répond très efficacement à la problématique de la fin des énergies fossiles.
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2. Le photovoltaïque et le réchauffement climatique.

Nous devons comparer les émissions de CO2 évitées par l’utilisation de panneaux photovoltaïques et le CO2 dégagé par les processus de fabrication.

Cette comparaison est extrêmement délicate : faut-il prendre en compte le contenu carbone du kWh moyen français à base de nucléaire, voisin de 90 g/kWh, ou bien du kWh européen (480 g/kWh) ? Doit-on considérer le contenu carbone des équipements de type centrales au gaz que le PV a permis d’éviter ? Doit-on prendre en compte le lieu où sont fabriqués les panneaux photovoltaïques, les cellules, le polysilicium (pour peu qu’on le sache...) ? Il est sûr qu’un approvisionnement de panneaux fabriqués entièrement en Chine par exemple pour une utilisation en France modifie considérablement le bilan carbone, par rapport à des panneaux fabriqués en France ou en Allemagne. Attention, il s'agit bien de l'effet du mix énergétique du pays de fabrication et nullement de distance de transport. Nous le montrons ici.
Les valeurs de bilan carbone des panneaux photovoltaiques peuvent se discuter sans fin car les hypothèses retenues pour le calcul changent considérablement le résultat. On peut néanmoins conclure que dans toutes les situations, le bilan est très favorable ou favorable, sauf dans le cas d’utilisation en France de panneaux entièrement fabriqués en Chine et utilisés en comparaison d’un mix EDF 100% nucléaire. Dans ce cas, la vertu du photovoltaïque consisterait d’avantage en une économie de déchets nucléaires, ce qui chez nous revêt une importance certaine.
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3. Les panneaux Photovoltaïques ne sont pas dangereux et ne polluent pas

Les technologies majoritaires utilisent du silicium, lequel est l’élément le plus abondant dans la croute terrestre, principalement dans le sable et le verre et ne présente aucune toxicité. Les connexions sur cellules sont en aluminium. Le cadre des modules est en aluminium. La face avant est en verre. Au niveau chimique, un panneau c’est comme un velux. Un consortium de fabricants de panneaux (association PVCYCLE) s’est engagé à récupérer et recycler les panneaux en fin de vie (i.e. dans 30 ans ou plus !).

Il existe une technologie de panneaux encore en développement pour les centrales de grande puissance et de grande surface (en plein champ) à base de CdTe. Le Cadmium (que l’on retrouve dans les piles par exemple) est toxique. Des études montrent que sous sa forme liée au Te (CdTe), la stabilité du composé est très bonne, ce qui très certainement diminue les risques par rapport à la forme libre. La quantité de matériau, en couche très mince, est très faible et l’encapsulation dans le panneau limite la dispersion éventuelle du CdTe. Le fabriquant a mis en place une filière de traitement des panneaux endommagés. Il est néammoins prudent de réserver cette technologie au plein champ.

En général, les doutes sur l'aspect polluant des panneaux proviennent d'informations mal assimilées sur les cellules à l'AsGa (Arséniure de Gallium). Celles ci contiennent de l'Arsenic dont les propriétés toxiques sont connues. Cette technologie donne de tres bons rendements au m², mais elle est extrèmement chère, et de ce fait elle est réservée presque exclusivement à l'alimentation en énergie des satellites. Vous ne les retrouverez pas sur vos toitures.

Les panneaux photovoltaiques au Silicium ne polluent pas.

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4. Le photovoltaique peut se déployer sur les toitures du bâti sans compétition avec les terres agricoles

Nous n'avons pas besoin d'utiliser les terres agricoles pour atteindre nos objectifs de production dd'électricité d'origine solaire. La France possède suffisament de toitures bien exposées sans qu'il soit nécessaire de multiplier outre mesure les centrales au sol.

A titre de démonstartion, nous avons réalisé une étude qualitative du potentiel des toitures des maisons individuelles du Grésivaudan et nous arrivons à une puissance envisageable de 35 MWc !!! soit 11% de l'objectif Boorlo 2011 (300MW) pour toute la France. Nous devons y rajouter le potentiel des toitures industrielles et agricoles, les batiments publics etc... C'est dire que les centrales au sol doivent etre développées avec parcimonie, après étude, sur friches ou autres sites sans valeur écologique ou agricole.


En conclusion, les panneaux photovoltaïques
Sont une solution extrêmement intéressante pour la crise énergétique
Sont une solution très intéressante pour le bilan carbone
(ou alors pour la non-génération de déchets nucléaires)
Les panneaux à base de silicium ne polluent pas.

Il y a assez de place sur les toitures, Laisson la terre aux agriculteurs.

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